La migration.

L’Oie blanche ou Oie des neiges a passé l’hiver sur la côte est des Etats-Unis, du New-Jersey à la Caroline du Sud. Après un voyage de 900 km, souvent d’un seul trait, à une vitesse moyenne de 55 km à l’heure et à une altitude de 1 000 mètres, les premiers vols se pointent au Lac St-Pierre généralement à la fin de mars. Les dernières repartiront deux mois plus tard. C’est habituellement à la mi-avril que la migration est à son maximum. Cependant, ces points de repères dans le temps sont soumis aux lois implacables de la nature et les moments de migration peuvent varier.

Pendant plusieurs années, une équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université Laval, en collaboration avec le Service Canadien de la Faune, a réalisé une étude approfondie sur les phénomènes liés à la migration de l’Oie Blanche. À titre d’exemple, le graphique ci-dessous démontre la variation du nombre d’individus selon la période de la migration. Ces statistiques datent de 1999 et sont les dernières disponibles.


 

D'une migration à l'autre.

Au printemps 2003, la population de l’Oie blanche se situait autour de 678 000 individus. On estime qu’environ les ¾ d’entre elles pourraient se retrouver en un même moment à Baie-du-Febvre. Ce sont des projections en se basant sur l’observation de leur comportement au cours des années antérieures.

Mais il n’en est pas toujours ainsi. Par exemple, en 2002, alors que la population était d’environ 800 000, les observateurs n’en avaient vu guère plus que 150 000 en même temps. C’était un printemps un peu «accidentel». En comparaison, en 2001, alors que la population était de 830 000 individus, on a pu en voir 500 000 en un même moment.

Par contre le printemps 2003 les a vu revenir en grand nombre. On comprendra que les facteurs climatiques influent considérablement le comportement de ces grands oiseaux en migration.

Certains observateurs se disent parfois déçus de ne pas les avoir vues en grand nombre. Personne ne peut prévoir exactement leur comportement ni le «quand» de leur présence dans la plaine inondée du lac St-Pierre.

Pour en savoir davantage sur la population de l’Oie blanche, consulter le site suivant :
http://www.qc.ec.gc.ca/faune/sauvagine/html/oie_des_neiges_info.html#Stats


L’Observation.

À plus d’un égard, Baie-du-Febvre se veut un lieu privilégié d’observation de l’Oie blanche. Aucuns frais d’admission, pas besoin de chaussures à toutes épreuves, juste des vêtements confortables. Effectivement, les aires de repos sont situées à quelques centaines de mètres le long de la route 132. Les visiteurs ne vont pas dans les champs, cela serait d’abord inutile et de plus, il faut se souvenir que ces oiseaux sont au repos.

Trois aires de stationnement le long de cette route peuvent accueillir près d’une centaine de véhicules. À certains moments, les oiseaux et les observateurs sont à moins de 5 mètres les uns des autres.

Des lunettes d’approche permettent d’observer de plus près les oiseaux qui évoluent parfois en très grand nombre simultanément au-dessus des aires de séjour. Et une caméra permettra de démontrer aux amis qu’on dit vrai quand on parle de milliers d’Oies blanches.

Le Centre d’interprétation offre en location quelques télescopes à certaines conditions.

Le moment du jour le plus impressionnant est invariablement au lever du soleil et dans les quelques minutes qui suivent. Voir et entendre parfois 200 000 oies prendre simultanément leur envol vers les champs pour se nourrir constitue un événement dont on se souvient. Lorsque la température est clémente, elles reviennent graduellement à l’aire de repos au cours de l’avant-midi et repartiront en fin d’après-midi pour ne revenir qu’au coucher du soleil. Mais en tout temps, le site compte plusieurs milliers d’individus. Leurs déplacements quotidiens sont influencés par les facteurs naturels tels le vent, la pluie, la disponibilité de la nourriture dans les champs etc.

Leur retour, le soir, est aussi passablement impressionnant mais davantage étendu dans le temps. Ce retour débute environ une heure avant le coucher du soleil pour se poursuivre presqu’aussi longtemps après le crépuscule.

Le tunnel d’observation.

Tout près du village, un tunnel d’observation permet de voir…sans être vu. Effectivement cette installation, d’une longueur de près de 100 mètres, offre aux observateurs la possibilité de voir de près les diverses variétés de canards et d’oiseaux qui fréquentent le milieu en grand nombre.

Pourquoi Baie-du-Febvre?

En quittant son site hivernal sur la côte Atlantique, l’Oie Blanche entreprend un périple d’au moins 4 000 km qui la conduira vers son aire de nidification dans les Îles de l’Arctique comme l’Île d’Ellesmère à 3 700 km du St-Laurent ou à l’Île Bylot à 2 900 km.

Ce long périple nécessite une grande somme d’énergie que l’oiseau accumule sous forme de graisse. Les denticules de son bec lui permettent de couper dans le sol les racines de rhizomes des plantes dont il se nourrit. Également, les résidus des récoltes de l’automne précédent, principalement le maïs, sont des sources privilégiées d’énergie. Le broutage des prairies est profitable particulièrement aux femelles car les jeunes pousses fournissent les protéines nécessaires au développement des œufs.

La plaine inondée, à la fonte des neiges, constitue un environnement sécuritaire, l’oie se plaçant ainsi à l’abri de ses prédateurs terrestres naturels.

Bref, l’Oie Blanche trouve à Baie-du-Febvre chaque printemps, le gîte et la nourriture pour plusieurs jours avant de continuer sa longue migration qui l’amènera au début de juin dans son aire de nidification.

Dès son arrivée, la femelle entreprend la construction du nid qui prendra une dizaine de jours.

Les oisons naîtront vers le 10 juillet et leur poids augmentera de vingt fois au cours des huit semaines suivantes.
Pour en découvrir davantage au sujet de ce grand migrateur:

http://www.ffdp.ca/hww2_f.asp?id=44

 

La réalisation de ce site a été effectuée grâce à la collaboration de la
Caisse Populaire Desjardins de Nicolet.
Pour informations info@oies.com Conception Web
 
 

 

 

 

 

(Photos Rosaire Lemay)

 

 

(Photo Jeanne Lehoux)

 

(Photo Rosaire Lemay)