LObservation.
À plus dun égard, Baie-du-Febvre se veut un
lieu privilégié dobservation de lOie blanche.
Aucuns frais dadmission, pas besoin de chaussures à
toutes épreuves, juste des vêtements confortables.
Effectivement, les aires de repos sont situées à quelques
centaines de mètres le long de la route 132. Les visiteurs
ne vont pas dans les champs, cela serait dabord inutile et
de plus, il faut se souvenir que ces oiseaux sont au repos.
Trois aires de stationnement le long de cette route peuvent accueillir
près dune centaine de véhicules. À certains
moments, les oiseaux et les observateurs sont à moins de
5 mètres les uns des autres.
Des lunettes dapproche permettent dobserver de plus
près les oiseaux qui évoluent parfois en très
grand nombre simultanément au-dessus des aires de séjour.
Et une caméra permettra de démontrer aux amis quon
dit vrai quand on parle de milliers dOies blanches.
Le Centre dinterprétation offre en location quelques
télescopes à certaines conditions.
Le moment du jour le plus impressionnant est invariablement au
lever du soleil et dans les quelques minutes qui suivent. Voir et
entendre parfois 200 000 oies prendre simultanément leur
envol vers les champs pour se nourrir constitue un événement
dont on se souvient. Lorsque la température est clémente,
elles reviennent graduellement à laire de repos au
cours de lavant-midi et repartiront en fin daprès-midi
pour ne revenir quau coucher du soleil. Mais en tout temps,
le site compte plusieurs milliers dindividus. Leurs déplacements
quotidiens sont influencés par les facteurs naturels tels
le vent, la pluie, la disponibilité de la nourriture dans
les champs etc.
Leur retour, le soir, est aussi passablement impressionnant mais
davantage étendu dans le temps. Ce retour débute environ
une heure avant le coucher du soleil pour se poursuivre presquaussi
longtemps après le crépuscule.
Le tunnel dobservation.
Tout près du village, un tunnel dobservation permet
de voir
sans être vu. Effectivement cette installation,
dune longueur de près de 100 mètres, offre aux
observateurs la possibilité de voir de près les diverses
variétés de canards et doiseaux qui fréquentent
le milieu en grand nombre.
Pourquoi Baie-du-Febvre?
En quittant son site hivernal sur la côte Atlantique, lOie
Blanche entreprend un périple dau moins 4 000 km qui
la conduira vers son aire de nidification dans les Îles de
lArctique comme lÎle dEllesmère à
3 700 km du St-Laurent ou à lÎle Bylot à
2 900 km.
Ce long périple nécessite une grande somme dénergie
que loiseau accumule sous forme de graisse. Les denticules
de son bec lui permettent de couper dans le sol les racines de rhizomes
des plantes dont il se nourrit. Également, les résidus
des récoltes de lautomne précédent, principalement
le maïs, sont des sources privilégiées dénergie.
Le broutage des prairies est profitable particulièrement
aux femelles car les jeunes pousses fournissent les protéines
nécessaires au développement des ufs.
La plaine inondée, à la fonte des neiges, constitue
un environnement sécuritaire, loie se plaçant
ainsi à labri de ses prédateurs terrestres naturels.
Bref, lOie Blanche trouve à Baie-du-Febvre chaque
printemps, le gîte et la nourriture pour plusieurs jours avant
de continuer sa longue migration qui lamènera au début
de juin dans son aire de nidification.
Dès son arrivée, la femelle entreprend la construction
du nid qui prendra une dizaine de jours.
Les oisons naîtront vers le 10 juillet et leur poids augmentera
de vingt fois au cours des huit semaines suivantes.
Pour en découvrir davantage au sujet de ce grand migrateur:
http://www.ffdp.ca/hww2_f.asp?id=44
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